Élections OIQ 2015 – Des « vieux renards » et des « jeunes loups »

Publié le: 1 avril 2015

Classé sous: Messages

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Vous recevrez dans le prochains jours, si ce n’est pas déjà fait, le bulletin de vote pour choisir quatre(4) administrateurs de la région de Montréal et un (1) administrateur de la région de Québec.

Analyse des candidatures

Comme mentionné dans un précédent message, l’association a fait parvenir à tous les candidats un courriel où elle leur demandait de se prononcer sur des enjeux particuliers. Cette initiative a été un succès sans précédent: Tous les candidats, sans exception, ont répondu. De plus, ils ont tous déclaré vouloir introduire des changements positifs majeurs dans la gestion de notre ordre professionnel. C’est une constatation rassurante, d’autant plus que l’année dernière il y avait encore plusieurs candidats qui ne remettaient pas en cause les gestes catastrophiques posés par l’ancien establishment, gestes dont les conséquences continuent à nuire encore aujourd’hui aux ingénieurs et à la population. Un dernier point intéressant est que la plupart des candidats sont membres de l’association.

Comment canaliser au mieux les énergies des différents candidats

Il n’est nullement nécessaire d’embaucher des consultants en gouvernance pour comprendre qu’un conseil d’administration est une entité qui peut être harmonieuse et présenter une intelligence collective supérieure à celle de chacun de ses membres, ce qui fait que les meilleures idées sont retenues et mises en application, ou, au contraire, être dysfonctionnelle et présenter une intelligence collective bien inférieure à celle de chacun de ses membres, ce qui résulte en des décisions absurdes et nuisibles. En fait, pour bien fonctionner et apporter une valeur ajoutée à l’organisation qu’il gère, un conseil doit présenter au moins deux caractéristiques fondamentales :

  • Une volonté de la part de ses membres de travailler ensemble, dans un climat de collaboration et de solidarité. Il est bien évident que, pour que cela se produise, tous les administrateurs doivent penser exclusivement à la mission de l’organisation en faisant abstraction de leurs intérêts personnels, incluant leurs ambitions politiques, s’il en a. Ce n’est qu’à cette condition que le conseil peut devenir imperméable aux pressions des lobbys internes et externes.
  • Un ratio optimal entre les « leaders « expérimentés (les vieux renards), mais, et c’est très important, intègres; et les  »outsiders » (les jeunes loups). Les uns sont essentiels pour ramener le focus sur les valeurs et la culture de l’organisation, et aussi pour prévenir le conseil des embûches qui s’en viennent; les autres pour proposer au conseil des solutions innovantes et/ou moins orthodoxes (‘‘thinking outside the box« ). Il y a lieu de remarquer qu’il n’y pas de jugement de valeur dans ces définitions: des « leaders » dans un contexte particulier peuvent être des « outsiders » dans d’autre contextes, et vice-versa.

1) Les candidats de Montréal

A. LES « LEADERS »

Entre les candidats de Montréal il y en a deux qui, bien que pour des raisons très différentes, peuvent aisément être qualifiés de « leaders »: Yves Chartier et Sid Zerbo. L’association souhaite ardemment qu’ils soient élus tous les deux, d’autant plus que leurs forces et leurs expertises sont complémentaires.

Yves Chartier,ing.

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, profil Linkedin)

L’un des trois organisateurs principaux de l’assemblée spéciale du 6 mai 2014 , M. Chartier a développé une enviable expertise dans tous les enjeux qui touchent non seulement à l’Ordre lui-même, mais aussi à toute la profession.  Très prolifique dans les média sociaux et sur Linkedin en particulier (bon nombre de ses ses écrits peuvent être retracés à l’adresse http://lnkd.in/dY6UAvu ), il est en mesure de rallier des intervenants ayant des points de vue discordants, tout en demeurant ferme et clair dans ses propos, et tout en faisant preuve d’une grande modération et sobriété.

Ses points de vue sont d’autant plus intéressants que son domaine de spécialité en génie, l’électronique, n’est que très peu couvert par la Loi sur les ingénieurs, et que par conséquent il connaît bien les limites de l’approche exclusivement légaliste choisie jusqu’à maintenant par l’OIQ pour protéger le public. Il a notamment proposé d’autres approches permettant de donner de la valeur au titre pour les ingénieurs travaillant dans des domaines moins traditionnels.

Son leadership est donc fondamental pour que l’Ordre sorte une fois pour toutes des schémas de pensée désormais obsolètes, et s’adapte gracieusement et efficacement aux changements sociétaux et technologiques qui ont eu lieu au cours des trente dernières années.

Sid Zerbo, ing.

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, site Web, profil Linkedin)

Présentement vice-président de l’OIQ, M. Zerbo est un homme de vision. En particulier, il travaille pour la réconciliation des différentes âmes de la profession (OIQ, ADIIQ, RéseauIQ), ce qui passe inévitablement par une définition plus précise des missions respectives, et ce, tout en agissant pour ramener les milliers de membres qui ont démissionné ou qui ont été radiés dans notre grande famille. Il vise notamment les 100,000 membres pour l’année 2020, objectif très ambitieux mais néanmoins réalisable si des décisions courageuses sont prises.

Il est passé d’une situation où il était un administrateur quasiment considéré comme un pestiféré par ses collègues dans le conseil, car opposé aux décisions controversées de  l’ancien establishment, à être le principal instigateur du changement au comité exécutif.

Dans le contexte actuel, où l’Ordre est le théâtre d’une partie d’échecs entre ceux qui veulent la mise en application des résolutions de l’assemblée générale spéciale du 6 mai 2014 et les tenants du statu quo, instigués et dirigées par des lobbys internes et externes, il est absolument essentiel de garder ce joueur d’expérience afin d‘assurer la continuité et la cohérence dans le leadership de l’équipe qui souhaite remettre l’Ordre sur le droit chemin.

B. LES  »OUTSIDERS » (Par ordre alphabétique)

Les six autres candidats dans la région de Montréal n’ont jamais occupé de postes particuliers dans les instances décisionnelles de la profession et n’ont pas participé à l’organisation de l’assemblée générale extraordinaire du 6 mai 2014 (à l’exception de M. Mathieu Cléroux et Mme Sophie Larivière Mantha, qui ont participe aux préparatifs seulement la journée même. Par contre, l’analyse des réponses de tous ces candidats démontre qu’ils aiment tous leur profession, et qu’ils sont tous très motivés à remettre l’organisation sur son droit chemin. Bien évidemment, ils ont tous leurs forces et leur faiblesses, mais chacun d’entre eux, s’il devait être élu, a un très bon potentiel de devenir d’ici quelques mois un excellent administrateur. De plus, et celui-ci est un phénomène nouveau, la plupart travaillent dans des domaines non-traditionnels, ce qui est de bon augure pour la diversité au sein du conseil qui entrera en fonction en juin 2015.

Bref, l’association considère qu’il est très malheureux qu’inévitablement il en aura certains qui ne seront pas élus, mais l’exercice ne sera probablement pas inutile, car, dans l’année qui vient, il y aura possiblement une ou plusieurs démissions d’un ou des administrateurs de Montréal. Le conseil pourra alors coopter en toute légitimité le premier des non élus et ensuite le deuxième et ainsi de suite; en sachant que chacune de ces personnes sera nommées parce qu’elle est compétentes, et non pas pour  »mérites politiques », comme ce a  été parfois le cas par le passé.

Afin de faciliter votre choix, l’association a fait l’exercice de mettre en exergue les points saillants qui ressortent des différentes sources d’information pour chacun de ces candidats. Par contre, puisque les noms de ces candidats sont listés par ordre alphabétique, il y a lieu de lire toutes les descriptions au complet avant de faire un choix, d’autant plus qu’en votant pour les  »leaders », il ne reste plus que deux candidats pour qui voter.

Paul Chamberland, ing., PMP, MBA

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, profil Linkedin)

Spécialisé en technologies de l’information et télécommunications, M. Chamberland a fait toute sa carrière d’ingénieur au sein des forces armées canadiennes. Il démontre une vision approfondie et très large des enjeux du génie au Québec, entre autres grâce  au fait qu’il a effectué de longs séjours à l’étranger, incluant l’Afghanistan, Haïti et le siège de l’OTAN en Belgique. PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES : Expérience internationale, fait du bénévolat, valorise l’honneur, la solidarité et l’intégrité.

Mathieu Cléroux, ing., CAPM

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, profil Linkedin)

En seulement onze ans de carrière dont six comme ingénieur, M. Cléroux a développé une expérience extrêmement variée en ingénierie ainsi qu’en gestion, démontrant ainsi une capacité d’apprendre très rapidement. Il est particulièrement sensible et connaissant au niveau de la recherche de l’efficacité opérationnelle, domaine dans lequel l’OIQ peut sans doute s’améliorer de façon significative, très significative… PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES : Connaissance approfondie de plusieurs dossiers,  grande sobriété et intégrité, volonté de travailler en équipe.

Roger Dufresne, ing., MBA

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, profil Linkedin)

Très actif sur Linkedin, M. Dufresne lance souvent des débats pertinents relatifs à la profession. Il est au fait de beaucoup de problématiques, car il a été présent à la plupart des assemblées de OIQ des dernières années. Depuis environ un an, ses positions sont devenues beaucoup plus fermes et il a même proposé ou appuyé plusieurs résolutions musclées aux deux assemblées de 2014. PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES Connaissance approfondie de plusieurs dossiers, persévérance,  entre les premiers membres de l’association.

Pascale Lapointe,ing., MBA, PMP, Adm. A

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, profil Linkedin)

Mme Lapointe a une connaissance intime du fonctionnement interne de l’OIQ, puisqu’elle y a travaillé jusqu’à il y a tout récemment. Particulièrement compétente en tout ce qui a trait à la loi sur les ingénieurs, elle a aussi accumulé au cours de sa carrière une expérience très variée en ingénierie et en gestion . Ses réponses démontrent qu’elle a su garder son objectivité vis-a-vis de ceux qui dirigeaient l’organisation. PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUESexcellente connaissance de l’organisation, fait du bénévolat,  indépendance d’esprit.

Sophie Larivière-Mantha,ing., MBA

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante’‘, présentation, profil Linkedin)

Spécialisée en génie biomédical, Mme Larivière-Mantha a déjà géré de grandes équipes multidisciplinaires et a aussi développé une expérience extrêmement variée autant en ingénierie  qu’en gestion, démontrant ainsi une capacité d’apprendre très rapidement. Sa proposition de développer des bulletins d’interprétation de la loi sur les ingénieurs pour chaque domaine de pratique est originale et est à retenir, car compter sur les politiciens provinciaux pour moderniser la loi est un vœux pieux… PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES:  Grand enthousiasme pour la profession , fait du bénévolat,  volonté de travailler en équipe.

Joël Tessier, ing.

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, site web, profil Linkedin, profil Facebook)

Diplômé en génie logiciel et travaillant dans le domaine de ses études, M. Tessier est le plus jeune des candidats. Par contre, au cours de ses études il a  été très impliqué dans les associations étudiantes, autant au CEGEP de Chibougamau qu’à l’École Polytechnique. Il était aussi présent lors de l’assemblée spéciale du 6 mai 2014. Il souhaite être la voix de la relève au sein du conseils PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES : Idéalismeintérêt pour la gouvernance des associations, volonté de travailler en équipe.

 

2. Les candidats de Québec

Trois candidats de très fort calibre se présentent à Québec.

Bien qu’aucun n’ait d’expérience active comme administrateur au siège central de l’OIQ, ils ont visiblement tous les trois une excellente compréhension des problématiques de l’OIQ, ils sont très motivés et décidés, et sont extrêmement clairs dans leurs propos, autant qu’en ce qui a trait au diagnostique qu’ils font de la situation, qu’aux moyens à prendre pour la redresser. Ils peuvent donc difficilement être départagés sur papier en fonction de leurs compétences, de leur programme ou de leur motivation.

Il est donc très malheureux de devoir faire un choix, car tous les trois méritent de siéger au conseil et tous les trois apporteraient une contribution sans doute bien plus importante et positive qu’ont apportée nombre d’administrateurs de Québec qui ont siégé avant 2014. Cela étant dit, les mêmes considérations qu’à Montréal s’appliquent: s’il devait il y avoir en cours d’année démission de l’un des administrateurs de la région de Québec, le conseil pourra coopter en toute légitimité le premier des non élus, en sachant qu’il nommera quelqu’un de très motivé et compétent.

LE CHOIX DE L’ASSOCIATION: Mme SYLVIE GIRARD

Après mure réflexion l’association a décidé d’appuyer Mme Sylvie Girard, et ce, pour les raisons subjectives suivantes :

  • Sa capacité démontrée de travailler en équipe avec les administrateurs qui œuvrent pour changer les choses pour le mieux,
  • Sa présence dans les réseaux sociaux, et notamment dans le groupe de discussion Linkedin de l’association, par des interventions réfléchies, percutantes et très bien écrites.
  • Le fait qu’elle ait été l’un des tout premiers membres de l’association.

Sylvie Girard, ing.

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, profil Linkedin)

Au cours de sa carrière de plus de 20 ans, Mme Girard a touché a beaucoup de domaines du génie et de la gestion, en passant par la surveillance de chantier aux essais géotechniques à la gestion de projet. Personne de terrain, elle a dotée d’excellentes aptitudes de médiation et de négociation elle est capable de dégager un consensus autour d’elle même lorsque les positions initiales des intervenants sont diamétralement opposées. Toujours bien documentée, dotée d’une grande curiosité intellectuelle, elle passe beaucoup de temps à se former autant au niveau technique qu’au niveau  »politique ».

LES AUTRES TRÈS BONS CANDIDATS

Paul-Émile Barbeau, ing.

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation)

Ingénieur et architecte naval au cours de toute sa carrière de 45 ans, M. Barbeau a un parcours impressionnant : Homme de science, concepteur, homme d’affaires et grand voyageur il a fondé plusieurs entreprises et siégé sur plusieurs conseils d’administration. Peu impliqué de façon active dans les affaires de l’OIQ jusqu’en 2014, il a décidé de descendre dans la mêlée car scandalisé, à raison, par l’inaction inacceptable de l’Ordre dans plusieurs dossiers ayant trait à la protection du public, ainsi que par l’imposition de l’assurance responsabilité professionnelle monopolistique.

Martin Benoît Gagnon, Phys. ing. 

(formulaire, réponse à la question  »embarrassante », présentation, profil Linkedin)

Martin Benoît Gagnon est physicien et aussi ingénieur depuis quelques années. Impliqué dans la section régionale de Québec (avant sa dissolution), il a été très actif lors de l’assemblée générale de 2013 à Levis où, entre autres, il s’est prononcé ouvertement contre l’augmentation de cotisation et pour que l’OIQ nomme un Ombusdman. Il est aussi à l’origine de demandes d’accès à l’information pour obtenir des documents relatifs à l’abolition des sections régionales jugés confidentiels par l’Ordre. Au niveau professionnel il est responsable de la radioprotection pour l’ensemble du Québec.

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Notes:

  • Les liens ‘‘formulaire » et  »réponse à la question  »embarrassante » mènent à des pages internes du site, alors que les liens  »présentation » mènent à des pages sur le site de l’OIQ
  • Une question listée dans le billet précédent à la représentation des ingénieurs en région a été supprimée dans le formulaire définitif afin d’alléger la quantité d’information soumise, déjà très volumineuse. Cette question demeure cependant d’une très grande importance pour l’association pareil.
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