Élections OIQ: La stratégie de l’establishment

Publié le: 25 mai 2016

Classé sous: Editorial

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Me Jolicoeur, secrétaire et responsable des élections:

 »Les enfants, soyez sages et taisez-vous ! »

Introduction: Des élections critiques

Ces élections à l’Ordre des ingénieurs sont critiques pour plusieurs joueurs, dont :

  • Les membres qui sont sérieusement fatigués d’un organisme qui (1) leur coûte une fortune en assurances et formation (2) s’invente des missions accessoires plutôt que de s’occuper sérieusement de sa mission de protection du public, à commencer par sortir les  »pommes pourries » de la profession (3) a régulièrement servi de tremplin politique, d’outil de réalisation ou d’outil de pouvoir personnel à certains de ses élus, (4) a été clairement dépassé par les évènements lors de la Commission Charbonneau (5) se met encore aujourd’hui systématiquement les pieds dans les plats. Pour les ingénieurs, le seul espoir est que le prochain président soit intègre, expérimenté et non-intimidable, car faire le ménage sera loin d’être facile: ceux qui profitent du statu quo veillent au grain et feront de tout pour bloquer tout progrès, tout petit soit-il.
  • Les cadres supérieurs, qui souhaitent garder leurs généreux salaires et leurs conditions douillettes.  Après avoir tenté le grand coup contre le président actuel, ils craignent le retour du bâton, et souhaitent que le(la) prochain(e) président(e) les laissera mener l’organisation comme ils l’entendent, tout en continuant à recevoir des salaires largement supérieurs à ceux qu’ils recevraient ailleurs. Pour eux, le mieux est un(e) président(e) malléable, qui s’intéresse davantage à ses ambitions politiques et à ses finances personnelles plutôt qu’à l’organisation.
  • Les firmes d’avocats, les consultants, les assureurs et autres fournisseurs solidement accrochés aux mamelles de l’organisation.  Ceux-là ne souhaitent nullement renoncer à leur chasse gardée et préfèreraient que le(la) prochain(e) président(e) soit impressionnable et inexpérimenté(e), de façon à pouvoir prévenir toute velléité de leur enlever les privilèges dont ils jouissent présentement aux frais des ingénieurs. À défaut, un(e) président(e) intimidable pourrait faire l’affaire.
  • L’ineffable président de l’Office des Professions, Jean-Paul Dutrisac, essaie présentement d’augmenter son pouvoir et voit probablement d’un bon œil les déboires anciens et récents à l’Ordre des ingénieurs et du Barreau, car ils lui donnent le prétexte pour justifier le projet de loi 98 qui couronnerait, si adopté tel quel, ses rêves de grandeur. En effet ce projet de loi enlèverait le peu de pouvoirs dont disposent les membres des ordres professionnels et lui donneraient la capacité d’imposer sa volonté aux ordres récalcitrants. Un président de l’OIQ affaibli, au cœur de litiges, critiqué par ses collègues administrateurs et par les permanents, pourrait faire son affaire, mais il prefererait sans doute un(e) président(e) inexpérimenté(e) malléable à souhait, voulant éviter les polémiques à tout prix, et idéalement incapable de faire la moindre analyse politique intelligente.
  • Les politiciens au pouvoir ou ayant l’espoir d’arriver au pouvoir à relativement court terme craignent comme la peste les professionnels non-alignés, pour la bonne et simple raison que, de par leur connaissances, ils peuvent être très crédibles vis-à-vis de la population. Le cas de l’ancienne bâtonnière Lu Chan Kuong est très éloquent à cet égard. Raison de plus pour serrer la vis aux Ordres professionnels avec le projet de loi 98 et pour souhaiter l’élection de présidents d’ordres professionnels aussi inodores et incolores que possible, qui joueraient le rôle de courroie de transmission du gouvernement, surtout lorsque des scandales impliquant le parti au pouvoir font la une des journaux.

La stratégie

Regardons maintenant comment les candidats actuels à la présidence cadrent dans portrait ci-dessus :

  • François P. Granger est définitivement le candidat que l’establishment ne veut pas voir à la présidence. Tout à été fait pour le faire taire du temps où il était administrateur de l’OIQ et président du Réseau des ingénieurs du Québec. La premier prétexte pour essayer de le sortir du portrait consista à essayer de le déclarer fou et donc inapte à exercer la profession et remplir des postes électifs (articles 48 et 49 du Code des professions), tandis que le deuxième prétexte pour l’attaquer fut de déclarer qu’il ne pouvait pas siéger sur les deux conseils d’administrations (alors que de nombreuse personnes l’avaient fait avant). La première tentative échoua lamentablement après moins d’un an, alors que la deuxième résulta en l’éloignement injustifié de M. Granger du conseil.  À court d’arguments et craignant un verdict non seulement défavorable mais aussi exemplaire, le nouvel establishment de l’Ordre se retira des procédures à la fin de 2015.

Pourquoi cet acharnement ? Ce n’est probablement pas un hasard que M. Granger avait été l’un des premiers à exiger la mise sur pied de la commission d’enquête qui fut ensuite crée et confiée à la juge Charbonneau. Par ailleurs, M. Granger n’a jamais flanché, malgré le lourd tribut que l’establishment de l’OIQ lui a fait porter pendant cinq (5) ans, autant au niveau financier qu’émotif. Aujourd’hui il revient plus fort que jamais, et surtout il ne doit rien à personne, et c’est ça ce qui fait le plus peur à l’establishment. Par ailleurs, même s’il a largement l’expérience pertinente pour être président, l’attaquer dans les médias est difficile, puisque présentement il n’occupe aucun rôle, que ce soit à l’OIQ ou ailleurs. Enfin, l’attaquer sur le plan légal/règlementaire, en considerant tout ce qui s’est passé par le passé, risque de passer pour du harcèlement. Il n’en demeure pas moins qu’il n’est pas à exclure que l’establishment ait déjà un  »plan B » au cas où M. Granger devait gagner ces élections et que ce plan B comporterait un coup de force. Dans un tel cas, la vigilance des membres sera primordiale.

  • Le président actuel, Jean-François Proulx a effectué toute son ascension vers la présidence en pourfendant, voire même en provoquant, l’establishment. Grâce à cela il gagna la confiance des initiés d’abord et ensuite des membres, le moment fort étant l’assemblée générale extraordinaire du 6 mai 2014. Une fois atteint le sommet, et contre l’avis de ceux qui l’avaient soutenu, il se berça dans l’illusion qu’il aurait été possible de trouver un  »modus vivendi » avec ce qui restait de l’establishment interne et surtout avec l’establishment externe, qui, lui, était encore intact. Grave erreur, mais très typique des néophytes politiques.

Aujourd’hui, Jean-François Proulx, peu importe combien il voudra négociermarchander, faire des compromis contre nature, voire même promettre l’immunité pour des gestes accomplis par le passé, portera toujours le péché originel aux yeux de l’establishment, parce qu’il n’est pas leur homme. Il doit donc être éliminé politiquement, et cela explique pourquoi il a été si violemment attaqué dans les médias.

  • Zaki Ghavitian est le candidat qui a le plus d’années de présence dans l’organisation, ayant été élu comme administrateur pour la première fois en 1995 et ayant siégé de façon ininterrompue depuis. Il a même été président entre 2006 et 2009, mais de toute évidence  toute cette expérience ne l’a pas protégé… Le 16 mai 2016 la journaliste Katleen Levesque a révélé dans La Presse dans un article intitulé  »Ordre des ingénieurs: la démission du président demandée » que  »(..) Zaki Ghavitian, a proposé lundi la tenue urgente d’une réunion du conseil d’administration pour exiger ce qu’il a lui-même rejeté, il y a moins de deux semaines, c’est-à-dire la démission de l’actuel président et la suspension du directeur général. »

Or, pourquoi M. Ghavitian aurait envoyé une telle lettre à ses collègues? On ne peut pas le savoir, mais il fort probable que le président de l’Office des Professions, Jean-Paul Dutrisac, ait notifié l’Ordre des ingénieurs que si le président actuel, Jean-François Proulx, était réélu, il aurait mis l’OIQ sous tutelle. Une telle lettre aurait libéré M. Ghavitian de son devoir de loyauté vis-à-vis de son président, et ce, dans le contexte de la campagne électorale actuelle. Cependant, il ne s’est pas douté que la gorge profonde à l’OIQ qui a déjà transmis plein d’informations confidentielles à la journaliste, aurait voulu le faire mal paraitre lui aussi. Et pourtant c’était prévisible parce que M. Ghavitian, s’il était élu, ne doit rien à l’establishment, comme le démontre la phrase suivante dans l’article de Kathleen Levesque:  »Le Syndicat professionnel des ingénieurs d’Hydro-Québec a lancé un mot d’ordre à ses 1822 membres pour qu’ils votent pour M. Ghavitian qui est retraité d’Hydro-Québec. »

  • Kathy Baig a l’apparence d’une jeune femme sympathique et rassurante. Elle plait sans doute à l’establishment puisqu’elle ne tient que des affirmations politiquement correctes et  des slogans non-engageants ( »Retrouvons notre fierté »), mais se garde bien de promettre quoi que ce soit de précis et encore moins d’apporter des changements significatifs au fonctionnement de l’organisation. En fait, la seule affirmation concrète que Kathy Baig fait concerne le passé et non pas l’avenir, là où elle affirme que ce serait grâce à elle qu’il n’y aurait pas eu une augmentation de cotisation de 100$. Malheureusement cette affirmation est fausse comme démontré dans ce billet, mais les autorités électorales, qui sont bien au fait de cela, n’ont pas jugé pertinent de lever leur petit doigt pour obliger Kathy Baig à se rétracter. Il y a aussi lieu de remarquer que l’article 1.4 du code de bonne conduite des candidats aux élections de l’OIQ  stipule que :  »Un candidat ne peut donner un renseignement faux ou inexact, ni faire de fausses représentations. »

Kathy Baig est sans doute le choix des électeurs fatigués des sempiternelles diatribes internes et qui veulent que cela s’arrête, peu importe comment. Cependant cette clientèle est définitivement trop restreinte pour garantir une victoire à tous les coups. La perception qu’en plus elle est expérimentée et compétente pour l’emploi (c’est à dire ses deux plus grandes faiblesses) devait donc être crée. Pour cela elle avait vraiment besoin d’aide, et de nombreuses firmes de relations publiques (Charles Singirankabo, TESLA RP, Toucan communications-créateurs d’identités) ont été retenues pour ce faire Le résultat est que les messages sont bien écrits au niveau de la forme et extrêmement creux au niveau de la substance. Voici un échantillon particulièrement juteux :   »Cette fois vous pouvez élire une leader à votre image, qui incarne les valeurs de la profession. »

En fait, ce dont ces électeurs ne se doutent pas est que donner un chèque en blanc à Kathy Baig risque de se traduire par un retour aux habitudes en vigueur lors de la présidence de Maud Cohen et Daniel Lebel (et de la direction générale d’André Rainville), dont l’introduction de nouveaux règlements inutilement contraignants et discriminatoires (dont la réelle finalité est de remplir les coffres de l’organisation), ainsi que l’augmentation démesurée de la cotisation.

  • Daniel Lebel aurait pu certainement faire l’affaire de l’establishment comme président, mais ce n’est pas sur lui qu’ils avaient fondé leurs espoirs. La raison est simple: Désavoué pendant sa présidence par les ingénieurs, désavoué aux élections provinciales de 2014 par les électeurs de Drummond, au milieu d’une controverse au niveau de l’obtention d’un contrat avec l’Université de Québec à Trois Rivières,  il est désormais trop brulé politiquement pour avoir des chances de l’emporter. Par ailleurs, sa présence sur les blocs de départ risquait de nuire surtout à Kathy Baig, qui a une clientèle semblable. Il a donc été abandonné à son sort … et à sa réelle capacité d’organisateur politique. Finalement, sa campagne a été tellement discrète qu’il ne risque pas d’enlever beaucoup de voix à Kathy Baig.
  • Guy-Michel Lanthier porte une haine viscérale, voire obsessive, pour tout ce qui peut ressembler à une association d’ingénieurs. Il voit tout en fonction de ce bout de la lorgnette. Aucun joueur d’importance ne souhaite qu’il soit élu car il se croit tellement intelligent qu’il n’écoute personne et n’est pas capable de se faire des alliés. Par contre, sa présence dans la mêlée présente une certaine utilité pour l’establishment: Comme sa clientèle est manifestement très différente de celle de Kathy Baig et que de par son ton accusateur et revendicateur il pourrait charmer quelques électeurs qui veulent voir du changement à tout prix (même si le changement en question constituerait en réalité un retour en arrière et serait loin d’être désirable pour eux), il pourrait enlever des votes à François P. Granger qui a, à première vue, un ton semblable, mais a un contenu, une expérience et une droiture autrement plus importantes.

Kathy Baig favorisée par l’establishment ?

Voici les éléments qui font fortement soupçonner que Kathy Baig jouit de l’appui actif de l’establishment :

  • Introduction de règles électorales farfelues et antidémocratiques. Avec toutes les urgences qu’il y a à l’OIQ depuis deux ans, à commencer par le besoin de satisfaire les résolutions de l’assemblée générale extraordinaire, il n’y avait absolument aucune raison pertinente de changer radicalement les règles électorales. Même le lamentable prétexte souvent invoqué à l’effet que le rapport des émissaires du président de l’Office des professions, Jean-Paul Dutrisac, contiendrait des recommandations à cet effet ne peut s’appliquer dans ce cas-ci, car il n’y a aucune recommandation là-dessus.

Par contre, si l’on se place du point de vue de l’establishment tout s’explique: Premièrement, pendant le temps où le conseil d’administration se perdait en débats oiseux sur les règles électorales, les résolutions des membres étaient reléguées aux oubliettes, et de plus on créait les conditions pour que juste les candidats souhaités puissent se présenter. En particulier, l’annonce avec juste trois (3) semaines d’avis de la nécessité d’obtenir trente (30) signatures de soutien (!) pour se présenter à la présidence, alors que ceux qui siégeaient au conseil d’administration connaissaient déjà cette exigence depuis longtemps, ne peut s’expliquer autrement. Il y a lieu de remarquer que Jean-François Proulx et Zaki Ghavitian ont aussi joui de ce même avantage, mais que des trois candidats qui siègent déjà au conseil il n’y a que Kathy Baig qui n’ait pas été attaquée dans les médias. Au contraire, Kathleen Levesque de La Presse fait sont apologie dans un article à deux jours de la fermeture de la campagne. Est-ce que ce scénario avait été écrit à l’avance ?

Ensuite, on a émis le document Directives relatives à la conduite de la campagne électorale 2016 qui établit clairement à l’article 8 que :

 »Toutefois, le candidat doit s’abstenir :
  1. d’utiliser le sceau, le logo et les moyens de communication de l’Ordre, tel le courriel, à des fins de publicité électorale, ou utiliser tout moyen susceptible de laisser croire que l’Ordre favorise un candidat au poste d’administrateur ou de président.
  2. de faire de la publicité ou accorder une entrevue, portant sur sa candidature, sur celle d’un tiers, sur un sujet relatif à l’Ordre des ingénieurs du Québec ou sur un enjeu électoral, dans tout média grand public.
  3. de participer à une démarche menée par un tiers ayant pour objet de promouvoir ou de défavoriser une candidature, diffuser ou combattre le programme d’un candidat, promouvoir ou désapprouver une mesure préconisée par un candidat ou à laquelle il serait opposé, approuver ou désapprouver un acte accompli ou proposé par un candidat ou des fins similaires. »

Il est évident que le but de l’exercice était de baîlloner les candidats et de les empêcher de mener une campagne  »normale » avec des débats, des engagements et surtout des promesses écrites qui demeureraient accessibles une fois les élections terminées. Ceci étant dit, pour antidémocratiques et farfelues, ces règles auraient dû être appliquées à tous les candidats de façon uniforme…or, le jour même de l’ouverture de la campagne, Kathy Baig a lancé son site Web (KathyBaig.com) pour mousser sa candidature et en a fait la publicité dans les réseaux sociaux.

  •   Changer les règles en cours de route, passer l’éponge ou regarder ailleurs

Le geste posé par Kathy Baig était manifestement contraire à l’esprit et à la lettre des Directives: Un site Web est un média grand public, peu importe comment on regarde la chose, car tout le monde y a accès. Une telle entorse aurait dû résulter l’exclusion de Kathy Baig, mais la responsable des élections, la secrétaire Me Louise Jolicoeur remédia au problème en introduisant une interprétation drôlement tarabiscotée de l’article 8 (disponible aussi dans la foire au questions) à l’effet que  »chacun des candidats peut promouvoir sa candidature dans tous les types de médias en autant qu’il ne déroge pas à l’article 8 des Directives, au Code de bonne conduite qu’il s’est engagé à respecter ainsi qu’au Code de déontologie des ingénieurs. »

L’effet de cette interprétation était donc non seulement de ne pas sanctionner Kathy Baig pour son geste, mais aussi de lui permettre de garder l’avantage indu qu’elle avait ! Dans ces conditions la question se pose à savoir comment cela se fait que Kathy Baig aurait pris le risque de se faire disqualifier. Serait-il possible qu’elle savait à l’avance quelle aurait été la réaction de la secrétaire ?

Celle-ci n’a d’ailleurs pas été la seule entorse aux règles sur laquelle les autorités électorales ont fermé les yeux ou ont passé l’éponge.

  • Regarder ailleurs ou refuser de sanctionner Guy-Michel Lanthier. Comme mentionné, Guy Michel Lanthier s’agite beaucoup et cela fait l’affaire de l’establishment qui semble souhaiter la division du vote entre tous les candidats autres que Kathy Baig et affaiblir François P. Granger en particulier. Or, Guy-Michel Lanthier viole les règles électorales autant que Kathy Baig mais de façon différente: En particulier, il a une prédisposition particulière à violer l’article 1.2 du code de bonne conduite qui stipule :  »Un candidat doit observer la plus grande courtoisie à l’égard de tout autre candidat, des électeurs, du secrétaire, de l’Ordre, ainsi qu’à l’égard du comité de surveillance des élections. » Il n’y a qu’à consulter son site web (guymichellanthier.com) pour constater le respect que Guy-Michel Lanthier démontre vis-à-vis des autres candidats ou de certains électeurs. Pourtant les autorités électorales se sont bien gardées de le sanctionner.

Conclusion

Est-ce toutes ces manœuvres pour essayer de faire paraître ces élections démocratiques alors que les nouvelles règles ne le sont pas et que, de plus, certains candidats peuvent faire autant d’entorses à ces mêmes règles qu’ils veulent sans être sanctionnés par les autorités électorales va suffire pour que les desiderata de l’establishment se réalisent?

Peut-être, peut-être pas.

Cependant une chose est certaine: En votant massivement pour les candidats identifiés comme les meilleurs par l’association d’ici ce vendredi 27 mai à 16 h on rendra la tache de l’establishment bien plus difficile, voire impossible.

Si vous n’avez pas déjà voté, c’est le moment, d’ici quelques heures ce sera trop tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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