Élections OIQ: L’association analyse présentement les candidatures aux postes de président et d’administrateurs

Publié le: 27 avril 2016

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Dès le 6 mai 2016 et jusqu’au 27 mai 2016 chaque ingénieur du Québec pourra voter pour élire au suffrage universel le président de l’OIQ pour les deux prochaines années, ainsi que pour choisir un (1) administrateur de la région de Québec,  quatre(4) administrateurs de la région de Montréal, ainsi qu’un (1) administrateur de la région de l’Abitibi. Contrairement à l’année dernière où le vote postal a été utilisé, cette année le vote aura lieu par  moyens électroniques (Internet).

La situation actuelle

L’Ordre des ingénieurs du Québec est l’organisme règlementaire qui encadre la pratique du génie au Québec. Sa mission est enchâssée dans la loi et consiste à protéger le public.

Le problème est qu’au cours des dernières années l’Ordre, ou mieux ses élus et ses cadres dirigeants, se sont inventés des missions accessoires qui ne figurent pas dans la loi. Le résultat est sous les yeux de tous :

  • Perte de focus sur la véritable mission.

Cela a fait entre autres que la collusion et la corruption ont pu se développer dans les firmes de génie-conseil, surtout dans le domaine de  la construction,  sans que l’Ordre donne l’impression de s’en apercevoir le moindrement. Le pire est que pendant ce temps là l’establishment de l’époque gaspillait des centaines de milliers de dollars en frais juridiques pour faire taire les administrateurs qui exigeaient que l’Ordre fasse son travail. L’apothéose fut lors des audiences à la Commission Charbonneau et résulta en la constatation de l’inaction de l’Ordre dans le rapport de la juge.

  • Introduction de règlements farfelus et injustes qui ont fait exploser le cout d’être ingénieur.

Toutes les missions accessoires introduites (publicités couteuses et contreproductives, frais d’avocats pour assurer la survie politique de l’establishment au pouvoir, bureaucratie hors contrôle, présence médiatique sur des sujets non pertinents, frais de gouvernance extravagants, projets farfelus, etc.) ont fini par créer un cercle vicieux où  le l’organisation a besoin toujours de plus d’argent.

Toutes sortes de techniques sont alors devenues bonnes pour ramasser autant d’argent que  possible: pourcentages sur les services obligatoires et non-obligatoires utilisés par les ingénieurs, utilisation des moyens de communication comme véhicules publicitaires pour des  »partenaires », augmentation de la cotisation et des frais, etc.

Un cas flagrant de technique douteuse fut l’introduction du règlement sur l’assurance professionnelle, qui oblige les ingénieurs travaillant à leur compte ou pour des petites firmes à assurer leurs activités avec l’assureur désigné par l’Ordre, ENCON, tuant ainsi toute concurrence dans le marché. Craignant cependant une réaction des gros joueurs, les grandes firmes ont été exonérées de cette obligation et profitent d’une dispense leur permettant de s’assurer avec la compagnie d’assurance qui leur offre les meilleures conditions, créant ainsi une distorsion du marche et une injustice flagrante.

Un autre cas fut celui du règlement sur l’assurance médicaments qui oblige les ingénieurs qui ne peuvent s’assurer avec l’assurance d’un employeur à s’assurer avec l’assureur désigné par l’Ordre, Desjardins Sécurité Financière, alors qu’en l’absence de règlement ils pourraient s’assurer avec la Régie de l’Assurance Médicaments du Québec (RAMQ) pour beaucoup moins cher !

Enfin le règlement sur la formation continue visait aussi une augmentation des revenus de l’Ordre, mais à part le fameux cours obligatoire sur le professionnalisme qui  fut extrêmement profitable, la concurrence des instituts de formation et surtout des instituts de formation en ligne a forcé l’Ordre à beaucoup diminuer leur prévisions de revenus.

L’assemble générale extraordinaire du 6 mai 2014 a marqué un petit temps d’arrêt, mais là c’est reparti de plus belle: La plus belle preuve est que cette année l’on introduit le concept d’un président à temps plein payé 207,000 $.

Pourquoi l’association prendra position ?

Si l’OIQ faisait correctement son travail à prix raisonnable sans introduire des règlements tatillons et injustes, l’association n’aurait pas besoin de prendre position. Le problème est que les gestes de l’OIQ ont un impact considérable sur la vie des ingénieurs ordinaires et ce pour au moins trois raisons :

  • La réputation des ingénieurs a été entachée par les scandales qui ont fait surface à la Commission Charbonneau qui ont résulté de l’inaction de l’OIQ au cours des années précédentes, ce qui s’est répercuté sur leur statut, leurs revenus et leurs emplois,
  • Le coût d’être ingénieur a augmenté énormément pour les raisons mentionnées ci-haut.
  • En empiétant dans la mission d’autres organisations pour ramasser le plus d’argent possible, sans en avoir ni la légitimité ni les compétences, l’OIQ a nui à une meilleure représentation des ingénieurs sur la place publique, à un moment particulièrement délicat où le gouvernement  fait peu et mal pour protéger l’avoir technologique du Québec.

Quels sont les critères d’analyse des candidatures ?

Les candidats seront jugés selon les critères suivants:

  • Compréhension de la mission de l’Ordre. Le programme d’un candidat doit être clair, simple et collé sur la mission que le législateur a confiée à l’OIQ. En d’autres mots, le pointage sera directement proportionnel au souhait du candidat d’utiliser la grande majorité des ressources de l’OIQ pour:

(a) sanctionner, et éventuellement sortir de la profession, les individus qui ne respectent pas le code de déontologie,

(b)  limiter les interventions publiques de l’Ordre aux seuls sujets où la protection du public est clairement en jeu,

  • Volonté de mettre en application les résolutions de l’assemblée générale extraordinaire (AGE) du 6 mai 2014 et les autres résolutions adoptées par les membres aux assemblées générales de cinq (5) dernières années.
  • Historique. C’est bien beau qu’un candidat ait un bon programme, mais encore faut-il qu’il soit capable de livrer la marchandise et qu’il tienne sa parole, peu importe l’évolution de la situation. Même si le passé n’est pas garant de l’avenir, un passé douteux est garant d’un futur douteux
  • Capacités apparentes de communicateur  et de gestionnaire

Puisque le président sera à temps plein, du moins tant qu’une nouvelle résolution ne verra remettre ce concept farfelu en question, il est important que le président soit capable de bien expliquer ce qu’il fait au public et aux membres, et aussi doit démontrer de savoir bien tenir les cordons de la bourse.

 

 

 

 

 

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