Jean François Proulx : L’arroseur arrosé

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“Laissez moi finir la ”job”. À propos, merci pour le chèque de paye…”

 

 

 

 

Voici l’analyse de l’Association de la candidature de Jean François Proulx à la présidence de l’OIQ :

  • Compréhension de la mission de l’Ordre. Il n’y a pas de doute que Jean-François Proulx comprend parfaitement quelle est la mission de l’OIQ. Son second texte de présentation ne pourrait être plus clair et pertinent. Il n’en demeure pas moins qu’entre la théorie et la pratique il y a eu des erreurs politiques et des manques de cohérence majeurs. Par exemple après s’être insurgé contre le fait que l’OIQ gagne de l’argent avec les services aux membres (obligatoires et non obligatoires) il a continué dans cette voie. Note 20/25
  • Volonté de mettre en application les résolutions des assemblées générales. M. Proulx  a personnellement proposé, lors de l’assemblée générale extraordinaire du 6 mai 2014, les sept  résolutions adoptées par les membres. Deux ans après, la plupart de ces résolutions ne sont pas mises en application, même s’il est président, et même si plusieurs administrateurs prônant les mêmes idées que lui siègent maintenant au conseil. Alors de deux choses l’une: Soit il ne veut plus les mettre en application, soit il n’est pas capable de les mettre en application. Malheureusement, la manipulation médiatique dont il est présentement victime fait que même s’il était élu, il n’aurait probablement plus la marge politique pour réaliser son programme de 2014. Note 5/25
  • Historique. Au delà des grandes déclarations du genre  »On y travaille », il n’a pas fait réellement le ménage à l’interne, il n’a pas remis à sa place le président de l’Office des professions, il n’a pas tassé les assureurs qui s’enrichissent aux frais des ingénieurs et il a continué à donner libre rêne aux avocats  de Lavery de Billy pour ramener les services à l’Ordre. Aujourd’hui il en paye amèrement le prix et est victime de ceux qui ont fait semblant de l’accepter dans l’establishment… pour mieux lui donner un coup de couteau dans le dos aussitôt qu’il a été en position de faiblesse. Enfin, il est probable que le salaire du président de 207,000 $ ça vient de lui et de Kathy Baig, respectivement président et VP en titre. Note 10/25
  • Capacités apparentes de communicateur  et de gestionnaire. Jean François Proulx est très articulé, autant verbalement que par écrit. Cependant, il est parfois brutal, ce qui peut être  positif dans certaines situations (notamment pour remettre à leur place les bureaucrates à l’interne), mais son interrupteur n’a pas de position »off », ce qui peut clairement lui nuire lorsque davantage d’astuce diplomatique est requise. Pour ce qui est de la gestion, il est certainement un excellent homme d’affaires en mesure de très bien gérer des budgets, mais il a sauté des étapes au niveau politique, ce qui fait qu’il n’a pas vu venir à temps les pièges qu’on lui a tendu. Note 15/25

Conclusion

C’est bien beau d’avoir un président qui parle haut et fort, mais s’il ne livre pas la marchandise, ça ne sert à rien. Quelqu’un de moins flamboyant, mais de plus efficace c’est mieux.

Note globale 50/100

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