Kathy Baig: Un programme pour faire plaisir à tout le monde et son père

baig-1

 

 

 »Voici ton cadeau mon cher… »

(la facture arrivera après..he..he)

 

 

 

 

Voici l’analyse de l’Association de la candidature de Kathy Baig à la présidence de l’OIQ :

  • Compréhension de la mission de l’Ordre. Le programme de Kathy Baig qui figure dans son site web comporte certains points qui sont pertinents, dont notamment ceux dans le chapitre  »Être un leader dans la protection du public‘.’ mais d’autres qui sont bien trop éloignés de la mission. En particulier, elle souhaite  »Augmenter la présence de l’ Ordre sur la place publique » notamment pour  »Démontrer l’importance des ingénieurs pour parvenir à améliorer leurs conditions de travail »… noble intention, mais certainement en contradiction avec le Code des professions qui spécifie clairement que la mission des Ordres professionnels est la Protection du public et non pas la défense de la cause des ingénieurs.  Enfin, son programme comporte bien trop de points pour pouvoir accomplir tout cela avec le budget actuel. Note 10/25
  • Volonté de mettre en application les résolutions des assemblées générales. La longue liste de projets de Kathy Baig ne comporte aucune référence aux résolutions adoptées par les membres en assemblée générale, dont les sept résolutions de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 mai 2014. En considérant que ces résolutions constituent réellement des demandes des membres au conseil d’administration et notamment à son président, et qu’elles ne vont nullement ni contre l’ordre public ni contre le Code des professions, son silence montre bien qu’elle n’a nullement l’intention d’agir là dessusNote 0/25
  • Historique. Kathy Baig s’est jointe au conseil d’administration en juin 2013, à une époque où l’ancien establishment avait encore le pouvoir. Bien qu’elle ne se réclame pas de l’héritage catastrophique de cette époque là, elle n’a jamais pris ses distances par rapport aux décisions qui ont été prises au cours de ces années. Par ailleurs, sa prétention à l’effet que ce serait elle à avoir réglé le déficit de l’ordre et à avoir aboli la hausse de la cotisation de 100$  ne tient absolument pas debout, ce qui fait douter de la sincérité de tout ce qu’elle annonce.  Puisqu’elle est VP en titre et présidente du comité de transformation, l’instauration du salaire du président de 207,000 $ (plus des montants lors de la fin du mandat ou des mandats) découle probablement de démarches effectuées par elle et Jean-François Proulx (Zaki Ghavitian s’est, dans la pratique, dissocié de cette décision). Enfin, la petite phrase dans le programme sur son site Web à l’effet que (les membres doivent)  »payer le juste prix pour notre cotisation »  devrait mettre la puce à l’oreille à ceux qui se font des illusions… Note 5/25
  • Capacités apparentes de communicatrice  et de gestionnaire. En regardant son site web on peut constater que Kathy Baig donne beaucoup d’importance à une présentation soignée et sa vidéo démontre qu’elle s’exprime de façon assez articulée. Par ailleurs, d’après son Curriculum Vitae, elle a une bonne expérience comme gestionnaire, et on peut donc supposer qu’elle sait comment gérer des budgets. Cependant, la question est de savoir si elle voudra bien s’astreindre au budget disponible, et alors elle ne pourra réaliser ses promesses électorales, ou si elle choisira plutôt la solution de la facilité consistant à chercher à augmenter les revenus de redevances sur des services obligatoires et non-obligatoires et augmenter la cotisation, ce qui ne fait pas officiellement partie de son programme, mais est la conséquence logique de tout ce qu’elle veut faire. Note 20/25

Conclusion

Il y a des limites à tenir des doubles discours où l’on essaie de cajoler autant de monde que possible d’un coté (Office des professions, cadres de l’OIQ, membres, etc.) et de s’approprier de décisions qu’elle n’a pas prises d’un coté, et de prendre des décisions pour le moins controversées de l’autre. Penser que tout le monde n’y voit que du feu est quand même un peu naïf.

Par ailleurs, dans la situation actuelle où l’Ordre est sous attaque, la profession a besoin d’un leader expérimenté, cohérent, ferme et non-intimidable. Kathy Baig a encore bien du chemin à faire avant de se rendre là.

Note globale 35/100

Comments are closed.