Le processus de redressement à l’Ordre des ingénieurs sous attaque

Publié le: 19 mars 2015

Classé sous: Nouvelles

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Tout indique que les mêmes qui ont déjà causé tant de mal à la profession, soit ceux qui tiraient les ficelles de l’ancien establishment en poste jusqu’en juin 2014, après avoir mis les bâtons dans les roues du redressement moral et financier de l’Ordre des ingénieurs du Québec, reviennent maintenant à la charge de façon plus brutale et agressive. Est-ce l’énergie du désespoir, ou est-ce que cela fait partie d’un plan dont nous n’avons vu que les premiers coups?

Que ce soit l’un ou l’autre, les ingénieurs ne peuvent se permettre de laisser ces individus continuer à nuire non seulement à leurs intérêts, mais aussi à ceux de toute la société québécoise: En effet, frustrer et appauvrir toute une catégorie socio-professionnelle, qui est d’ailleurs celle qui crée le plus de richesse pour le Québec,  et ce, afin d’enrichir quelques actionnaires (souvent étrangers) déjà millionnaires de compagnies d’assurance ainsi que pour justifier l’emploi de quelques bureaucrates déjà grassement payés, ne peut d’aucune façon être considéré dans l’intérêt de la population québécoise!

La technique dilatoire

Cette approche, utilisée de  juin 2014 jusqu’à aujourd’hui, a consisté à faire instaurer de nombreux comités (comité ad hoc, comité de gouvernance, comité exécutif, etc.) devant se prononcer, non pas de façon concurrente, mais les uns après les autres, sur les avantages et les inconvénients de toutes sortes de modifications hypothétiques aux règlements, et ce, avant que le dossier ne puisse être présenté au conseil pour décision. Ces comités paraissent aussi avoir été noyautés par des individus aux allégeances sures, ne reflétant nullement l’éventail d’opinions au sein du conseil, et encore moins l’opinion des membres. De plus,

  • chaque étape est étirée pendant plusieurs mois.
  • plusieurs  embûches soit jetées dans le chemin, non seulement afin de retarder les décisions, mais aussi pour arriver à une recommandation défavorable à tout changement au statu quo.

Un billet dont le titre est « Des motivations que l’on peut deviner…« , avec une emphase particulière sur le règlement monopolistique sur l’assurance responsabilité professionnelle,  a d’ailleurs déjà été écrit récemment sur le sujet.

Cette technique a malheureusement fonctionné, réduisant la vitesse d’avancement de la restructuration à celle d’un escargot, les seuls changements tangibles ayant été l’éloignement de l’establishment ayant régné jusqu’en juin 2014 , et l’abolition de la cotisation supplémentaire.  Ceux qui tiraient les ficelles de l’ancien establishment, et qui ont encore quelques pions au conseil et dans la permanence commencent aujourd’hui à paniquer, car ils craignent que les élections qui ont lieu présentement mèneront à l’impossibilité de continuer ce petit jeu. Ils ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure, et procéder carrément à l’intimidation.

L’intimidation médiatique

Le 17 mars 2015 un article dont le titre est Cotisations et enquêtes à la hausse pour les membres de l’Ordre des ingénieurs a paru dans La Presse. Il présente manifestement un point de vue extrêmement biaisé et très très peu crédible de ce qui se passe à l’Ordre. En jouant l’amalgame et en distribuant la responsabilité des frasques de quelques pourris qui ont défilé à la commission Charbonneau sur tous les ingénieurs, on essaie de justifier une augmentation de cotisation et d’autres mesures farfelues qui ne sont nullement nécessaire, mais qui justifieraient, entre autres, une augmentation de la mainmise de l’Office des profession sur l’Ordre des ingénieurs, ainsi qu’à moyen terme une augmentation de la ponction que l’OPQ pourrait exiger de tous Ordres professionnels…Bonjour apparence de conflit d’intérêts !

Par ailleurs, même si les arguments présentés par l’Office ont déjà été largement démolis, autant d’un point de vue factuel que d’un point de vue logique, on insiste toujours avec la même technique: Répéter cent fois les mêmes arguments fallacieux, afin que l’opinion publique finisse y croire!

Cependant, ce n’est pas par hasard que cet article a paru maintenant, et le message est clair: Ce n’est pas le conseil d’administration de l’Ordre qui décidera  comment l’organisation va être gérée,  mais les autorités supérieures, en l’occurrence l’Office des Professions et plus spécifiquement son président, M. Dutrisac. Pendant ce temps, ENCON, DPMM, ainsi que quelques cadres et quelques administrateurs qui se sont compromis avec l’ancien establishment, et qui craignent le moment où on leur demandera de rendre des comptes et de renoncer à leurs privilèges, se frottent les mains en se berçant dans l’illusion qu’après cette démonstration de force tout va revenir comme avant, ou presque.

Le proche avenir

En réalité, il n’y que deux scénarios qui risquent de se produire suite à ce geste impromptu et accompli de façon sournoise (celui qui est à l’origine de la fuite n’a même pas eu le courage de le faire à visage découvert):

  • Des démissions massives de l’Ordre de la part de membres qui s’inscrivent par fierté mais n’ont pas besoin de leur titre,

ou

  • Une réaction sanguine d’un grandissant nombre d’ingénieurs qui, abandonnant leur traditionnelle discrétion,  étalent leur ras-le-bol sur la place publique, soit directement, soit par le biais de cette association,

Les deux scénarios ne sont nullement mutuellement exclusifs.

 

 

 

 

 

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