Le roi est parti, vive le roi !

Publié le: 27 août 2015

Classé sous: Nouvelles

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Suite à la démission du poste de président de l’Ordre des ingénieurs du Québec , monsieur Robert Sauvé, ing. , le conseil d’administration de l’OIQ a élu monsieur Jean-François Proulx, ing.  comme président jusqu’à la fin du mandat prévu de M. Sauvé, se terminant en juin 2016. De plus, afin de remplacer M. Proulx, qui occupait jusqu’à maintenant le poste de vice-président, le conseil a élu madame Pascale Lapointe, ing. au poste de vice-présidente.

La tâche qui les attend et très lourde et difficile et  il faudra que, de concert avec les autres administrateurs, ils jonglent avec:

  • Les perceptions négatives de la population relativement à la profession d’ingénieur. Au cours des cinq dernières années, et afin de distribuer les responsabilités sur un bien plus grand nombre de personnes et de banaliser les gestes posés les quelques dizaines de malheureux détenteurs du titre qui se sont adonnés à la collusion et à la corruption,  des politiciens et des lobbyistes ont savamment crée et propagé des amalgames. Ceux-ci, à force d’être répétés dans les médias, ont fini par convaincre la population de mettre dans le même sac les individus fautifs et l’immense majorité des ingénieurs n’ayant absolument rien à se reprocher. Pour cette raison il est excessivement important que, lorsque dans quelques semaines la commission Charbonneau émettra ses recommandations et ses blâmes, l’Ordre ait à son sommet des personnes en mesure de remettre cette problématique dans son juste contexte sur la place publique.
  • La nécessite d’améliorer l’efficacité de l’organisation notamment en termes de mener des enquêtes, par exemple en passant des ententes avec d’autres institutions dont l’UPAC, le DGE et l’AMF. Par ailleurs, il faudra terminer d’éradiquer toute tendance à vouloir monter en épingle des succès dans des cas mineurs et s’attaquer sérieusement aux véritables cas majeurs, même si cela veut dire de devoir affronter des individus jouissant de protections en haut lieu.  »Fort avec les faibles et faibles avec les forts » n’est pas une devise qui est acceptable pour un ordre professionnel.
  • L’ingérence du président de l’Office des  Professions, Jean-Paul Dutrisac. En reniant les principes de base du système professionnel québécois, l’autogestion et le jugement par les pairs, Dutrisac veut imposer plusieurs changements à la gouvernance de l’OIQ (et à d’autres ordres professionnels) qui n’ont rien à voir avec la protection du public et tout à voir avec une augmentation de son pouvoir personnel. Au Barreau les changements à la gouvernance qu’il a instigué ont déjà résulté en une catastrophe.
  • Les attentes des membres notamment en ce qui a trait aux sept (7) résolutions de l’AGE du 6 mai 2014, ainsi que les autres résolutions adoptées par l’assemblée générale au cours des dernières années. Afin de satisfaire ces attentes légitimes, dont aucune n’est en contradiction avec la mission de l’organisation, la protection du public, et plusieurs la favorisent, beaucoup de courage est requis car les  »partenaires historiques » tels que des compagnies assurances, des firmes d’avocats et des firmes de consultants ont absolument besoin que le  »statu quo » se perpétue pour pouvoir garder leur mainmise directe ou indirecte sur leur clientèle captive, c’est à dire nous, les ingénieurs ordinaires.
  • La résistance au changement de certains cadres qui auront du mal à accepter que le conseil d’administration n’est pas là pour entériner leur gestes, mais plutôt pour prendre des décisions que eux doivent mettre en exécution. Dans un tel contexte, il est fondamental que le président et les officiers jouissent d’une grande autorité.

Autant M. Proulx que Mme Lapointe se sont présentés aux élections pour devenir administrateurs en s’engageant à affronter ces problématiques de façon sérieuse et transparente. Ayant été élus au conseil de l’OIQ respectivement en 2014 et en 2015 ni l’un ni l’autre ne se sont compromis de près ou de loin avec l’ancien establishment. M. Proulx a même été l’un des principaux organisateurs de l’assemblée générale extraordinaire du 6 mai 2014.

L’association leur souhaite bon travail et, comme d’habitude, s’engage à les féliciter pour leur bons coups mais aussi à les critiquer s’ils posent des gestes qui ne vont pas dans le sens de la résolution des problèmes de la profession.

 

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