Texte de Pierre-Olivier Langlois, ing. dans le groupe de l’Ordre des ingénieurs du Québec

Je n’en reviens pas de tous ces affichages de postes qui identifient les positions comme des postes d’Ingénieur, au Québec, mais pour lesquels les entreprises demandent minimalement un diplôme de niveau collégial (quand on ne demande pas seulement qu’une « expérience équivalente », rien de moins). Qui plus est, l’inscription au tableau de l’OIQ est rarement mentionnée comme un requis du poste, faisant fit de l’obligation légale à un tel titre. Et cela, en dépit du fait que la plupart du temps, les responsabilités liées au postes décrivent passablement bien… les fonctions d’un ingénieur.

À la limite, je comprendrais si cela émanait principalement d’entreprises de placement basées hors-Québec; dans ce cas l’ignorance des lois provinciales aurait pu jouer un rôle, quoi que cela n’excuserait en rien la situation.

Mais il n’en est rien.

En effet je constate que plusieurs entreprises d’origine québécoise, des plus petites au grandes multinationales, procèdent de la sorte. L’ignorance de la loi est ici pourtant difficilement justifiable.

En comparaison, que penserait-on d’un affichage qui comporterait ce qui suit ?
« Plusieurs postes de médecins à combler. Diplôme d’étude collégial requis. »

ou encore:

« Demande Doctorat en médecine ou expérience équivalente. »

Un tel niveau d’incohérence serait aussi déconnecté légalement que socialement inacceptable (on peut imaginer d’ores et déjà le reportage à Enquête) et je crois bien que l’autorité compétence en cette matière aurait tôt fait de s’y mettre le nez.

Dans ce contexte, qu’en est-il de ces postes d’ « ingénieur de niveau collégial » ou à « expérience équivalente », affichés publiquement (et donc facilement identifiables) ?

Que fait l’OIQ et qu’en pensez-vous?

Pour ceux qui sont membres du groupe LinkedIn de l’OIQ, voici le lien pour voir toutes les interventions dans la discussion

Comments are closed.