Zaki Ghavitian: Un revenant qui demande une deuxième chance pour bien faire

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 »Laissez-moi travailler, je connais le métier ! »

 

 

 

 

Voici l’analyse de l’Association de la candidature de Zaki Ghavitian à la présidence de l’OIQ :

  • Compréhension de la mission de l’Ordre.  Zaki Ghavitian soulève d’excellents points dans son programme dont les coûts pour les retraités, la folie des poursuites contre des administrateurs et le manque de mordant en ce qui a trait à la pratique illégale. Le bémol principal ici est qu’il a été au conseil de façon ininterrompue depuis 1995 et de nombreuses fois à l’exécutif et que donc qu’il aurait eu largement le temps de corriger ces problèmes avant.. Note 15/25
  • Volonté de mettre en application les résolutions des assemblées générales. Dans le programme de Zaki Ghavitian la principale référence aux résolutions adoptées par les membres en assemblée générale, dont les sept résolutions de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 mai 2014 a trait  au règlement sur la formation continue, mais il ne parle pas des assurances. Par contre, il est probable que si les membres continuent à mettre de la pression là-dessus, il finira par s’en occuper. Note 15/25
  • Historique. Zaki Ghavitian a déjà été président de l’Ordre des ingénieurs au cours de la période 2006-2009 et a été membre du comité exécutif à plusieurs reprises depuis. Le fait qu’il prend ses distances par rapport aux décisions catastrophiques qui ont été prises au cours des années précédentes peut donc être interprété de plusieurs façons: Ses détracteurs diront qu’il porte une lourde responsabilité pour la situation actuelle alors que ses supporteurs diront qu’il a fait ce qu’il a pu pour éviter encore davantage de dégâts. Dans les faits, il a voté pour l’infâme nouveau Code d’éthique et de déontologie des administrateurs, qui a passé à l’unanimité et qui a pour effet de baîlloner toute dissidence à l’intérieur du conseil, mais dans son texte de présentation il s’est dissocié dans les faits de la décision d’avoir un président à temps plein payé le double que la moyenne du salaire d’un ingénieur ordinaire. La réalité est donc entre ce deux extrêmes.  Note 10/25
  • Capacités apparentes de communicateur  et de gestionnaire. Zaki Ghavitian n’excelle pas comme communicateur, mais par contre son approche peut inspirer une certaine confiance, car contrairement à d’autres, il ne fait pas appel à la langue de bois. En tant que gestionnaire, Zaki Ghavitian a occupé des fonctions de cadre pendant de nombreuses années chez Hydro Quebec, et a donc une bonne expérience pertinente. Cependant, il y a commis une erreur majeure en 2007 lorsqu’il a embauché André Rainville comme directeur général. En particulier, au cours des années successives, André Rainville fut l’architecte des règlements farfelus qui ont fait exploser le coût d’être ingenieur et qui ont  fait l’objet des résolutions de l’AGE du 6 mai 2014. André Rainville fut aussi à l’origine et/ou alimenta les nombreux litiges soulevés dans leurs textes par plusieurs candidats. Pourtant les signes avant-coureurs de ce qui pouvait se produire avec Andre Rainville comme directeur général existaient lors de son embauche.  Soit ils ont été ignorés, soit Zaki Ghavitian ne fit pas adéquatement l’analyse de sa candidature au poste de DG.  Note 10/25

Conclusion

Zaki Ghavitian a déjà eu sa chance et au cours d’une période bien moins agitée (2006-2009), et sa présidence est passé relativement inaperçue, malgré les erreurs mentionnées précédemment. Cependant aujourd’hui, dans la situation de crise actuelle, le droit à l’erreur n’existe plus, ça prend quelqu’un de plus fort.

Note globale 50/100

 

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